
Shuan Zeu, entouré de ses disciples, compta ceci : " C'était en pleins hivers. Le serviteur, qui n'arrêtait pas de grelotter, occupait une chaise tout à côté du feu de cheminée. Il n'arrêtait pas de maugréer qu'en ayant si froid, il ne pourrait pas fournir tous les efforts nécessaires pour le lendemain et que si ses doigts gelaient sur place, il ne pourrait pas s'occuper des mulets de l'auberge. Il décida donc d'aller voir son Maître et de lui dire qu'il allait trouver une maison avec d'autres personnes à servir plus attentionnés. Le Maître, entendant cela, d'une voix terrible, lui ordonna d'aller couper du bois dehors. Chassé et grelottant dans le grand froid le serviteur n'eus plus d'autre choix que d'exécuter. Après sa corvée il trouva refuge dans une grange loin du courroux de son Maître, s'assit sur la paille à côté d'un vieux compagnon, et sans même la fourrure qu'il portait pourtant auparavant, s'endormit d'un seul tenant. "
L'un des disciples commença à commenter " je vois, ce serviteur, qui pourtant avait toutes les attentions du Maître, se plaignait de ne pas avoir assez chaud et d'être au service d'une personne ingrate. Pourtant, le fait de couper du bois même en plein hiver lui apporta ce dont il se plaignait, c'est à dire avoir assez chaud. Et il eut en effet tellement chaud qu'il put aller dormir dans la grange qui pourtant était plus froid qu'à côté du feu, à côté d'un de ses compagnon, sans plus même se plaindre du froid. "
Nous voyons qu'à la base ce Maître a beaucoup de considérations envers son serviteur, puisqu'il lui permet de se mettre à côté du feu de l'auberge. Pourtant son acte de jeter dans le froid son serviteur grelottant va à l'inverse de l'amour qu'il semble porter pour lui. Si on se met à la place du serviteur, pour lui cet acte semble un acte gratuit pour empirer la condition qu'il doit supporter. Pourtant le Maître lui sait que lorsqu'on coupe du bois, on dépense de l'énergie, qui vous réchauffe. Là apparaît le principe de dualité de l'acte
Pour le serviteur, si le feu ne semble pas suffire pour le réchauffer, les mauvaises paroles de son Maître, le jeter dans le froid, lui ont été pourtant bénéfiques, puisqu'il l'a réchauffé plus que le feu.
Pour le Maître, si l'acte est " méchant ", de jeter son serviteur dans le froid, il pourra peut être plus tard voir en cet acte quelque chose de bénéfique, si le serviteur aura compris que couper du bois réchauffe plus que le feu de sa cheminée.
Chaque acte, bon ou mauvais selon nos pensées occidentales, porte donc en lui-même une dualité. Cette dualité est plus ou moins présente, comme le symbole du yin yan.
L'un des disciples commença à commenter " je vois, ce serviteur, qui pourtant avait toutes les attentions du Maître, se plaignait de ne pas avoir assez chaud et d'être au service d'une personne ingrate. Pourtant, le fait de couper du bois même en plein hiver lui apporta ce dont il se plaignait, c'est à dire avoir assez chaud. Et il eut en effet tellement chaud qu'il put aller dormir dans la grange qui pourtant était plus froid qu'à côté du feu, à côté d'un de ses compagnon, sans plus même se plaindre du froid. "
Nous voyons qu'à la base ce Maître a beaucoup de considérations envers son serviteur, puisqu'il lui permet de se mettre à côté du feu de l'auberge. Pourtant son acte de jeter dans le froid son serviteur grelottant va à l'inverse de l'amour qu'il semble porter pour lui. Si on se met à la place du serviteur, pour lui cet acte semble un acte gratuit pour empirer la condition qu'il doit supporter. Pourtant le Maître lui sait que lorsqu'on coupe du bois, on dépense de l'énergie, qui vous réchauffe. Là apparaît le principe de dualité de l'acte
Pour le serviteur, si le feu ne semble pas suffire pour le réchauffer, les mauvaises paroles de son Maître, le jeter dans le froid, lui ont été pourtant bénéfiques, puisqu'il l'a réchauffé plus que le feu.
Pour le Maître, si l'acte est " méchant ", de jeter son serviteur dans le froid, il pourra peut être plus tard voir en cet acte quelque chose de bénéfique, si le serviteur aura compris que couper du bois réchauffe plus que le feu de sa cheminée.
Chaque acte, bon ou mauvais selon nos pensées occidentales, porte donc en lui-même une dualité. Cette dualité est plus ou moins présente, comme le symbole du yin yan.
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